ÉPINAL - GOLBEY - CHANTRAINE - LES FORGES - RENAUVOID - DINOZÉ

DU MONASTÈRE AU CHAPITRE
"LES CHANOINESSES"

Le monastère, que nous avons vu se créer à la fin du X° siècle, se transforme en un chapitre et marquera, sous cette forme, l'histoire religieuse d'Épinal. Les moniales ne dépendent plus de l'évêque de Toul, mais directement du pape et s'appellent désormais Chanoinesses. Celles-ci sont issues de  la  noblesse  de Lorraine, d'Alsace, de Champagne, de Bourgogne, des pays rhénans... Elles ne prononcent pas de vœux et peuvent, donc, quitter librement le chapitre.

Trois dames sont élues parmi les chanoinesses :l'abbesse qui dirige le chapitre, la doyenne  qui s'occupe des terres et des fermes procurant les revenus du chapitre et la secrète qui veille à la garde du trésor et des archives et prépare les offices. La vie du chapitre est organisée dans un règlement très détaillé, qui sera modifié à plusieurs reprises.

Les chanoinesses abandonneront peu à peu les bâtiments communs pour des maisons particulières construites à proximité de l'église, autour du cloître.

La journée d'une chanoinesse est réglée par la petite cloche qui annonce les offices auxquels chaque dame devait assister en costume       de chœur. La bibliothèque municipale possède, en plus  de l'Évangéliaire du chapitre, plusieurs volumes anciens dont un livre de chant ayant appartenu à Madame de Ludres. L'église St-Maurice conserve le souvenir du temps où les chanoinesses se partageaient l'édifice avec les paroissiens. Ceux-ci se tenaient dans la nef où un autel était dédié à St Maurice.
Les chanoinesses avaient fait reconstruire le chœur, à la fin du XIII° siècle dans le style gothique champenois pour célébrer leurs offices    dans un lieu plus lumineux et plus vaste. Au centre, se trouve l'autel consacré à Saint Goëry et de chaque côté des bancs, puis plus tard, des stalles. Derrière l'autel, un coffre scellé dans lequel on garde les chartes et les documents concernant la ville d'Épinal. Aucun prêtre ne pouvait célébrer une messe  dans l'église sans l'autorisation  de l'abbesse. Sous la chapelle du Rosaire, existe encore le caveau où furent inhumées les abbesses depuis le XVII° siècle.

ecce Homo
Monument funéraire de Nicole de Dommartin XVI° siècle.

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