ÉPINAL - GOLBEY - CHANTRAINE - LES FORGES - RENAUVOID - DINOZÉ

DU MONASTÈRE AU CHAPITRE
"LES CHANOINESSES"

Lors des grandes fêtes liturgiques, une procession se déroulait dans le cloître. Le Jeudi-saint, les chanoinesses se rendaient dans une des salles de l'abbaye où le diacre chantait l'Évangile du jour. Puis les dames donnaient chacune une aumône à 12 pauvres femmes. de la ville.

L'abbesse lavait ensuite les pieds à une des femmes, suivie par les autres chanoinesses. Puis on leur offrait un dîner. Pour la fête de Saint Goëry, après les offices du matin, une procession parcourait les rues de la ville, traversait la Moselle    par le Grand-pont, tournait à la croix de la fontaine et revenait dans l'église par la place du marché. Les reliques de Saint Goëry étaient portées par les conseillers de la ville. Une messe solennelle était célébrée dans l'église, puis la bénédiction était donnée par un chanoine, à 5 h heures du soir.

Le chapitre administrait l'hôpital St Goëry depuis le XIII° siècle. Les chanoinesses  sont également à l'origine  de l'installation à Épinai de plusieurs couvents, et s'occupaient du bouillon des pauvres.

Le cimetière de l'Âtre, situé au chevet de l'église St-Maurice, devenu trop petit, fut transféré, à partir de 1563, sur un terrain en dehors des murailles où se trouve aujourd'hui la préfecture. De l'autre côté de la Moselle, le cimetière, attenant à la chapelle St Rémy, était réservé aux habitants  du quartier de Rualménil. En 1618, l'hôpital fut construit à proximité.

Deux chapelles étaient édifiées aux entrées de la ville : la chapelle St Michel, depuis la fin du XV° siècle, en haut du faubourg du même nom et la chapelle St Antoine, sur le chemin des Princes, où un ermite devait sonner une cloche en cas de danger. Il existait aussi la léproserie de la Madeleine, sans oublier la chapelle St Georges dans l'enceinte du château. Ainsi, même s'il n'y avait qu'une seule paroisse à Épinal ces nombreuses  chapelles permettaient une présence religieuse dans les différentes parties

Livre de chant
de Mme de Ludres.

Bibliothèque municipale d'Épinal
-Photo F. Henriot