ÉPINAL - GOLBEY - CHANTRAINE - LES FORGES - RENAUVOID - DINOZÉ

L'ÉGLISE À ÉPINAL 
LES ORDRES RELIGIEUX

Un autre couvent va s'élever en dehors de la ville, celui des Capucins en 1619. C'est Marguerite de Gonzague, épouse du Duc de Lorraine, qui favorise leur installation à Épinal. La municipalité donne 35.000 tuiles pour terminer leur couvent qui comprend une chapelle, plusieurs bâtiments et un potager. Pendant la peste de 1636, les Capucins s'employèrent à soulager les pestiférés. En 1756 et 1771, ils  sont rétribués pour les sermons de carême. Les Annonciades établissent leur couvent près de la porte d'Arches en 1632. C'est un ordre de religieuses contemplatives qui comptera, à Épinal, plus de 50 religieuses réparties dans plusieurs bâtiments situés à l'emplacement du marché couvert aujourd'hui. Elles vivent de la pratique des dix vertus de la Vierge dont la première était tirée du mystère de l'Annonciation, d'où leur nom. À proximité s'étendait le collège des Jésuites construit en 1665, après bien des vicissitudes. Détruit par un incendie, il est reconstruit en 1721, avec une grande chapelle. Après l'expulsion des Jésuites en 1768, le collège est dirigé par des prêtres     séculiers  puis des Chanoines du St Sauveur. Les bâtiments abritèrent la préfecture de 1800 à 1829. Il ne faudrait pas oublier les confréries, nombreuses à Épinal, dont les membres se rassemblaient pour exprimer leur dévotion dans les chapelles. La chapelle des Saints Innocents, construite en 1547, abritait la confrérie du même nom, dont les membres se doivent de pratiquer la charité. La confrérie du Rosaire, fondée en 1607, existe encore aujourd'hui. Les corps de métiers se regroupaient autour de leur saint patron : Saint Goëry pour les bouchers, St Michel pour les commerçants, Ste Anne pour les artisans du bois, et St Guérin pour les cultivateurs.

Ancienne porte du
couvent de la
Congrégation
Notre Dame
(Palais de Justice)